Jeux vidéo

12
Mars
2018

Retro-test : Diablo

Publié par sky

Plateforme : PC, Mac OS, PlayStation
Développeur : Blizzard Entertainment
Editeur : Blizzard Entertainment
Année : 1997

Splash d'ouverture de Diablo

De retour à Tristram, vous, enfin votre héros, se rend compte qu'un mal ronge cette bourgade du royaume de Khanduras. Pour résoudre le mystère qui hante la cité, vous devrez entrer dans la cathédrale et plonger, ou plutôt nettoyer, les niveaux successifs qui s'ouvriront à vous.

Sous ce synopsis à l'allure simpliste se cache un chef d'oeuvre du jeu vidéo, inventeur d'un genre ayant toujours du succès : le Hack'n slash.

Comme Warcraft quelques années avant, Diablo renouvelle le jeu de rôle, en y apportant le temps réel ! Exit, les systèmes tour par tour, place à l'action directe, répondant instantanément aux clics de souris !

On clique pour faire avancer son personnage, on clique pour attaquer, on clique pour lancer un sort, on clique pour boire une potion,  on clique pour ramasser un objet, on clique pour ouvrir une porte ou un coffre, bref, la souris est notre meilleure arme face à la horde d'ennemi à laquelle on fera face. Heureusement quelques raccourcis clavier sont là pour nous aider à tout gérer en même temps, notamment pour les potions qu'il faut parfois prendre rapidement dans le feu de l'action. Ce jeu et ses suites ont souvent été qualifiés, à juste titre, de "tueur de souris", on clique tellement qu'il n'est pas étonnant d'en avoir une qui lâche en pleine partie.

Entrée de la cathédrale, porte vers les enfers et Diablo en personne.

Qu'il s'agisse d'attaquer des ennemis, ou de fuir une situation compliquée, l'action est vraiment omniprésente. Et l'on ne peut vraiment se reposer qu'une fois le niveau "nettoyé", l'action est continue ! L'exploration du donjon se fait de niveaux en niveaux, générés aléatoirement, ce qui pour l'époque était déjà une révolution, et il n'est donc pas possible de les apprendre pour se faciliter le jeu.

Diablo intègre aussi ce qui fait le succès des jeux de rôle, à savoir une fiche de personnage bien détaillée, avec une notion d'expérience, des statistiques que l'on peut améliorer, en passant d'un niveau, ou avec des objets que l'on trouve sur le cadavre de nos ennemis vaincus. Si le "loot" ou l'action de récupérer du matériel est une part importante du jeu, elle deviendra prépondérante dans ses suites, Diablo 2 et Diablo 3 qui sont tout deux jouables sur macOS sans besoin d'émulation, malgré leur âge et notamment les 18 ans de Diablo 2.

Monter en niveau et récupérer des armes, armures et bijoux sont donc nécessaires pour améliorer votre personnage et le rendre capable de battre de plus en plus d'ennemis, mais aussi des ennemis de plus en plus fort. Dès cette version, il existe plusieurs types d'objets, les objets "blanc" sont les objets standarts ou non-magique, puis il y a les objets bleus qui sont magiques apportant une caractéristique supplémentaire à votre personnage, telle que l'amélioration d'une statistique ou d'un sort, et enfin, il y les objets "jaunes" ou uniques, qui sont des objets pré-définis améliorant plusieurs caractéristiques.

Un objet unique parfait pour mon mage.

Du côté des sorts, il n'y a pas vraiment d'originalité, nous retrouvons les habituels arcs électriques ou boules de feu, mais le temps réel donne une nouvelle dimension, puis qu'en plus d'un jet de dé pour savoir si votre sort touche l'ennemi, il faudra aussi viser cet ennemi au risque de gaspiller tout votre mana sans résultat.

Vous pourrez aussi compter sur l'aide des habitants de Tristram, ravis de vous avoir avec eux pour combattre le mal, mais qui vous feront payer à prix d'or leurs services, armes, armures ou potions. Sympas, ils vous fileront tout de même quelques beaux objets lorsque vous réussirez une quête. Aussi, ils rachèteront tout ce que vous trouverez et qui finalement ne vous intéresse pas. N'oubliez pas d’identifier les objets magiques avant de les vendre, ils rapporteront souvent bien plus que les 100 pièces d'or que vous demandera Cain pour les identifier.

Deckar Cain, notre aide la plus précieuse en plein coeur de Tristram.

Certains de ses habitants sont devenus des figures emblématiques de la série, à commencer par Deckard Cain, mais aussi Griswold le forgeron, ou encore Adria, jouant un rôle clé dans l'histoire de Diablo III. D'ailleurs, si vous cherchez cette sorcière à Tristram, il faudra sortir du village et aller vers le sud est pour la trouver !

L'analogie avec Warcraft ne s'arrête à cette simple notion de temps, chacun inventeur d'un genre, ils ont été l'initiateur de nombreuses mécaniques devenues des standards pour tous les jeux qui ont suivi.

Ainsi en plus des monstres que l'on rencontre tout au long jeu, il est possible de tomber sur des ennemis uniques, voir des bosses pour lequel le combat sera un peu plus difficile. L'exemple le plus flagrant est le Boucher que l'on trouve dès le niveau 2, et qu'il est préférable de laisser tranquille le temps de monter un peu de niveau et de trouver du matériel suffisamment performant pour espérer pouvoir l'affronter.

Le Boucher, premier boss à vaincre dans Diablo.

Il faudra gérer son inventaire, car incapable de tout prendre, il faudra choisir quels objets garder ou multiplier les trajets en ville, c'est à dire refaire tout le chemin à l'envers. Heureusement, que les parchemins de portail de ville sont la pour nous épargner quelques uns de ces trajets. Mais il n'est pas rare de tomber sur un objet que l'on aurait oublié ou que l'on aurait pas vu tombé, malgré plusieurs passages. Le ramassage et la gestion des objets devient tout un art.

Bien pensée, il est possible de faire apparaitre une carte en surbrillance, permettant de mieux se diriger dans les dédales des niveaux. On prend vite l'habitude de l'avoir constamment avec nous pour économiser un peu de temps sur les trajets parfois pénibles, ou trouver une zone encore non explorée du niveau.

Si aujourd'hui, Diablo est un jeu largement dépassé, que ce soit graphiquement ou techniquement, par ses suites, mais aussi par les nombreux clones qui se sont lancés sur ce créneau, il peut aussi être frustrant sur certains points, parce qu'il est le premier du genre, il reste néanmoins très agréable à jouer et nous rappelle l'immense succès de ce jeu, entré dans l'histoire, il y a maintenant 20 ans.

Le retro-test a été réalisé sur la version Mac du jeu, sortie un an après la version PC et tournant parfaitement sur SheepShaver (avec le dernier patch, amenant le jeu à la version 1.09). Elle ne fonctionne malheureusement pas sur Qemu et Mac OS 9.2.2, à cause de l'indisponibilité du mode 256 couleurs. Il est possible de retrouver ce mode en bidouillant mais dans ce cas, le jeu ne ressort pas avec les bonnes couleurs. A tester peut être avec un système plus ancien tel que 8.6 voir 8.1, le système à la pointe lors de la sortie du jeu.

 
 
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