Jeux vidéo

20
Juil.
2018

Broken Age

Publié par sky

Suite à mon retro-test de Full Throttle, je me suis intéressé aux créations plus récentes de Tim Schafer et je suis tombé sur Broken Age. Broken Age est un jeu d'aventure en point&click, continuant la longue tradition initiée par le créateur et designer de chez LucasArt. Sorti en deux temps, grâce à un financement KickStarter largement réussi (plus de 3 millions de dollars récolté pour 400 000 $ espéré), d'abord en 2014 pour l'acte 1, puis en 2015 pour l'acte 2, le jeu a reçu un bon accueil accueil auprès des joueurs, notamment auprès des nostalgiques de l'ère LucasArt. Profitant des soldes Steam, je me suis donc lancé dans cette aventure.

Le jeu nous propose de suivre les aventures parallèles d'une jeune fille et d'un jeune garçon, au premier abord sans aucune lien l'un avec l'autre.

Les deux protagonistes de l'histoire de Broken Age

La jeune fille se nomme Vella, et participe, au début de l'aventure, à la Fête des demoiselles. Ce qui semble être une source de fierté et de bonheur pour l'ensemble de sa famille ne réjouit pas Vella. Et cela se comprend, la Fête des demoiselles est, en fait, le sacrifice des jeunes demoiselles de chacun des villages au Mog Chothra. Nous commençons l'aventure en aider Vella à s'échapper de la fête.

Vella à la fête des demoiselles

Shay est un jeune garçon qui vit seul dans un vaisseau spatial. Il s'y ennuie à mourrir, alors que l'AI du vaisseau tente de l'occuper avec de fausses missions aussi puériles qu'ennuyeuses. L'aventure débute lorsque l'on aide Shay à tromper la vigilance ce cette AI trop maternelle, et qu'il commence à visiter les parties cachées de son vaisseau.

Shay dans ses péripéties

L'univers fantastique de Broken Age est conforté par sa réalisation graphique. Très original, son style est un mélange de peintures pastels et de scrapbooking, tant pour les décors que pour les personnages. Chaque scène semble être un tableau d'artiste, renforçant la douceur de l'histoire. En effet, peu de violence dans cette aventure onirique, seul le Mog Chothra, notamment lors de la fête des demoiselles apporte une pointe de brutalité, nécessaire à la narration. Cette légèreté nous transporte d'un tableau à l'autre avec le plus grand des plaisirs, et l'on ne s'ennuie pas une seconde, malgré la tranquillité ambiante de l'histoire.

La technique du pointer et cliquer (en français) fusionne parfaitement avec l'histoire, et se fait pratiquement oublier tellement la progression est naturelle, sans y réfléchir. Les cinématiques et séquences de jeu s'enchaînent avec une aisance déconcertante. L'ergonomie est simplifiée à son maximum, tout comme l'interface, affichant sur l'intégralité de l'écran les différentes scènes. Nous profitons ainsi de la splendeur de chaque tableau, sans qu'aucun élément extérieur ne vienne gâcher l'harmonie graphique.

Vella s'échappant de la fête des demoiselles

L'inventaire, rassemblant l'ensemble des objets que l'on récupère au fur et à mesure que l'histoire avance, est accessible via le coin inférieur gauche. Simplifiée à son maximum, elle permet aussi de changer de personnage. Nous pouvons alterner entre les deux adolescents, et changer à tout moment, si l'on se sent bloqué avec l'un ou avec l'autre.

Comme à la belle époque des Monkey Island ou de Sam & Max, les énigmes se passent en combinant des objets entre eux, ou avec le décors ou encore avec les dialogues disponibles avec tous les personnages présents. Les interactions sont nombreuses, suffisamment pour que la progression ne soit pas trop facile. Mais contrairement aux classiques du genre, les combinaisons ou dialogues restent logiques ! Il n'y aura pas lieu de s'arracher les cheveux sur certains des puzzles.

Le jeu dispose de doublages d'une excellente qualité, mais disponible en anglais uniquement. La participation d'acteurs tel que Elijah Wood (Shay) ou Jack Black, n'y est certainement pas pour rien. Heureusement, nous pouvons compter sur des sous-titres en français, ainsi que les traductions des textes présents dans les scènes.

Shay hors du contrôle de son AI

La musique qui accompagne le jeu est elle aussi très réussie, et s'intègre parfaitement à l'ensemble. Elle est composée par un ancien de LucasArt, Peter McConnell, ayant participé à de multiples projets avec Tim Schafer comme Full Throttle ou Sam & Max.

Avec Broken Age, Double Fine Studio propose une vision moderne du point&click, sous la forme d'un conte interactif. On prend plaisir à suivre une belle histoire ou finalement la partie jeu n'est qu'accessoire et si bien intégrée qu'elle parait invisible.

Le jeu est disponible sur Mac via Steam (ou il est fréquemment en promotion), le Mac App Store. Il est aussi disponible sur iOS pour les joueurs nomades ou encore sur Windows, Linux, Ouya, Android, PlayStation 4, PlayStation Vita, Xbox One et plus récemment sur Nintendo Switch. Bref, si vous souhaitez y jouer, il n'y a aucune chance que vous puissiez le rater.

Interface de Broken Age

 
 
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