Jeux vidéo

22
Janv.
2006

Retro-test : Worms

Publié par sky

Article écrit pour Mac-emu.net
Jeu édité en 1994 par Team17.
Jeu sorti sur Amiga, GameBoy Classic, Jaguar, Macintosh, MegaDrive, PC, PlayStation, Saturn, Super Nintendo.
Genre : Jeu de guerre

Nous connaissions les jeux de guerre ultra violents, maintenant, place aux jeux de guerre ’mignons’. Et Worms est l’un des rares à faire parti de cette catégorie. Ce jeu, qui a fait la renommée de Team17, et qui, fort de son succès, a eu de nombreuses suites. Ces suites n’ont malheureusement jamais été aussi bien que le premier opus que nous allons voir ici.

Le principe du jeu est simple, 4 worms dans chaque équipe qui essayent de détruire leurs adversaires. Tout cela se passe sur un terrain parsemé de mines et complètement destructuré, et dans un décors à thème. Pour arriver à ses fins, il faudra user des techniques les plus sournoises et de toutes les armes disponibles. Le style du jeu dépend fortement du nombre d’équipe en jeu. En duel, la partie sera plutôt calme, posée et réfléchie alors qu’avec 4 teams sur le terrain, cela devient rapidement du massacre organisé.

Avant de commencer à jouer, il faut créer une équipe pour chaque joueur. Le jeu permet de créer un nombre largement suffisant d’équipes. Chaque joueur peut donc créer son équipe et la reprendre plus tard pour d’autre partie. L’intérêt est que le jeu conserve quelques statistiques sur les équipes. Vous aurez ainsi le nombre de parties jouées, de parties gagnées, puis savoir si vous tuez plus de worms que vous n’en perdez.

Retro-test skymac : Worms

Une fois les équipes créées, il n’y a plus qu’à rentrer dans le jeu. Sur un terrain généré aléatoirement, tous les worms ainsi que les mines sont disposés au hasard. Les thèmes sont nombreux et permettent de ne pas se lasser, on retrouve par exemple les enfers, les montagnes enneigées avec leurs bonshommes de neige, la surface de la lune sur laquelle la gravité est moins importante et la liste n’est vraiment pas complète. Le terrain est affiché en 2D de profil, tous les worms sont donc sur la même ligne virtuelle. Au fur et à mesure du jeu, le terrain s’érodera, voir se creusera par l’utilisation intensive des armes.

La manipulation du worms est aisée, on prend rapidement notre ver en main (sans jeu de mot). Il peut se déplacer, sauter et ainsi se positionner du mieux possible pour anéantir ses ennemis tout en restant à l’abri des obus adverses. Il y a certaines possibilités supplémentaires pour se déplacer. En effet, vous pouvez utiliser certains ustensiles fournis.

Retro-test skymac : Worms

Parmi ceux-ci on retrouve le saut à l’élastique qui permet de descendre certaines pentes un peu trop abruptes, la corde ninja pour passer certain précipices dangereux ou encore un engin de téléportation, mais attention celui ci fait passer le tour du worm qui joue.

Retro-test skymac : Worms

Un lot d’arme assez conséquent vous permet de vous défouler autant que vous le désirez sur vos ennemis. Un simple bazooka sur lequel il faudra doser la puissance et l’angle de tir (un peu comme les vieux jeux de canons Canon Fodder ou Artillery sur Mac). Mais il faudra aussi penser à gérer la force du vent dans nos réglages de tir. Les grenades, insensibles au vent, sur lesquelles il faudra en plus régler le timing de l’explosion. Il y a aussi leurs petites soeurs les clusters grenades qui, lors de l’explosion, éparpillent plusieurs petits explosifs.

Retro-test skymac : Worms

On passe aux armes à feu, dont font partie le shotgun qui permet de tirer deux décharges et le Uzi, mini mitraillette assez efficace pour peu que l’on soit assez précis. Les armes suivantes sont directement tirées de Street Fighter : le dragon ball et le fire punch vous permettent de faire valser votre ennemi. Pour ceux qui ne seraient pas satisfait des armes précédemment décrites, il reste la possibilité de poser des mines supplémentaires ou des dynamites. Surpuissantes, il faudra bien se planquer après les avoir posées.

Il faudra bien gérer ses armes car certaines sont en quantité limité.

Retro-test skymac : Worms

Le jeu offre, de temps en temps, au cours d’une partie, des cadeaux au hasard sur le terrain. Dans ces cadeaux vous trouverez des munitions supplémentaires pour les armes en quantité limitée ou alors des armes bien moins conventionnelles que celles que l’on a au début. Par exemple, l’une des armes les plus dévastatrices, et certainement celle qui a fait la renommé du jeu : la Banana Bomb. C’est en fait une cluster grenade, dont les minis explosifs lâchés ont la puissance d’une dynamite. En général, avec cette arme en jeu, le terrain réduit fortement et les parties se raccourcissent immédiatement.

Retro-test skymac : Worms

Il y a aussi le Sheep, petit mouton gambadant dont vous pouvez déterminer le moment ou il doit exploser. Lui aussi peut faire des ravages, car il a aussi la puissance d’une dynamite mais nécessite un terrain plutôt plat pour être utilisé.

Retro-test skymac : Worms

Malgré le coté enfantin du jeu, chaque partie nécessite des stratégies évoluées et différentes pour tuer les vers des équipes tout en en perdant le moins possible. Il faut savoir utiliser la corde ninja pour aller poser une dynamite au plus près des worms ennemis. Il ne faut pas avoir peur de tuer l’un de ses propres vers, si il est fortement affaibli, et le lancer dans une mission suicide qui causera des pertes dans les équipes adverses. Ainsi la téléportation qui ne semble pas pouvoir faire de dégâts peut devenir une arme redoutable en jetant notre worm sur une ou plusieurs mines proches de nos adversaires.

A vous d’imaginer la technique la plus sournoise pour sortir vainqueur de ce combat sans merci.

Retro-test skymac : Worms

Si vous êtes en manque de joueur humain, une intelligence artificielle vous permet de vous entraîner en attendant vos amis. Celle-ci a, par contre, la f‚cheuse tendance à être excessivement douée. Au niveau le plus facile, les vers ennemis seront un peu limité. Soit avec un tir complètement raté : tir en l’air, dans l’eau, etc ... Soit avec un tir complètement idiot en tuant ses propres worms pour rien. Soit avec le coup de génie, un coup que l’on rêverait de réaliser. En augmentant la difficulté de l’intelligence artificielle, vous diminuerez le pourcentage de coups ratés ou idiots. Il est à noter que vous pouvez gérer l’AI des équipes contrôlées par l’ordinateur indépendemment et donc faire évoluer votre propre niveau progressivement.

 

Malgré sa forte pixellisation, le design est agréable, superbe même, pour l’époque. Couplé à une animation extrêmement fluide, on prend un réel plaisir à jouer. Le ver se tortillant pour avancer, chaque arme disposant d’une mini animation pour le tir, et l’eau ou les flammes du terrain s’animant, et un fond sur plusieurs plan pour donner une impression de profondeur, rien n’est laissé au hasard.

Même si Worms possède quelques défauts mineurs, on les excuse facilement quand on voit le plaisir que ce jeu procure, il est rare même à l’heure actuelle de trouver un jeu aussi "fun", et qui ne nécessite d’une seule machine (ordinateur ou console) pour faire jouer jusque 4 joueurs.

 
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