Culture Pop.

18
Juin
2019

Séance télé : Good Omens

Publié par Fanny

Terry Pratchett et Neil Gaiman sont deux auteurs anglais très connus pour leur livres fantaisistes, satyriques mêlant humour et surréalisme. Si leurs excellents livres en solitaires ont été déjà de nombreuses fois transposés sur le petit écran, leur coopération à permis la naissance de l’ouvrage le plus drôle et plus improbable sur la fin du monde : « Good Omens » (« De Bons Présages » en français.)

Good Omens

Le livre lui même est sorti en 1990, et relate « certains événements qui ont eu lieu au cours des onze dernières années de l’histoire humaine, en accord parfait, comme on le montrera plus loin, avec : Les belles et bonnes prophéties d’Agnes Barge » comme le dit la préface de ce dernier.

On y retrouvera en personnages principaux : un ange Déchu (enfin il n’a pas vraiment déchu, trébuché serait le mot le plus juste) Crowley (Rampa en français), le serpent qui permis à Adam et Eve de croquer le fruit de la sagesse, et son ennemi, partenaire, meilleur ami, alter ego, l’Ange Aziraphale (hédoniste parfait, ne vivant que pour la bonne cuisine et les livres anciens) qui, de son coté, leur a donné son épée enflammée pour les protéger du monde en dehors du Jardin.

Ces deux entités surnaturelles seront confrontées à l’arrivée imminente de l’Armageddon, avec tout son cortège de Chevaliers de l’Apocalypse (Quatre précisément, mais Pestilence s’est retirée lors de la découverte de la pénicilline, pour laisser sa place à Pollution qui est nettement plus d’actualité), d’AntéChrist (Adam Young, 11 ans, Tadfield, Angleterre), de chien des enfers (Dog, ou Toutou en français, simple « bâtard » mais chasseur de chats), d’Inquisiteurs , de Sorcières et Divinités. Sans oublier les tibétains et les Aliens bien entendu.

Comme vous pouvez le deviner il ne s’agit pas ici, d’un récit classique de fin du monde, ou l’angoisse rivalise avec les scènes sanglantes et violentes. Mais plutôt le récit d’un démon et d’un ange, devenus amis au fur et à mesure des millénaires qui considèrent que détruire une planète, où l’on peut manger des sushis tout en lisant de bons livres et en sirotant un bon vin, serait un gâchis. D’autant que les humains ont inventé le sommeil et le jardinage de plantes de maison !

Si je ne peux que vous conseiller vivement de lire ce livre qui mêle à la fois le coté sombre et satyrique de Neil Gaiman à l’humour et la fantaisie débridée de Terry Pratchett, je peux aussi vous diriger sans crainte vers son adaptation par Amazon Prime Video en mini série sortie le 31 mai 2019.

L’adaptation des livres est, en effet, toujours hasardeuse et malheureusement trop souvent vouée à l’échec. Mais cette fois ci, avec Neil Gaiman aux commandes de la réalisation et son désir de faire plaisir à son défunt ami Terry Pratchett, c’est un franc succès!

Sur le net nous pouvons lire souvent ce genre de commentaire qui retranscrit vraiment ce que pensent ceux qui ont déjà lu le livre : «  Ce n’est pas une adaptation, c’est le livre filmé, et je ne sais pas comment c’est possible ».

La série est graphiquement somptueuse, avec une touche « so British », et les acteurs sont divinement choisis. David Tennant, acteur écossais connu pour son magnifique rôle du 10ème Docteur de « Docteur Who », campe le rôle de Crowley, sa silhouette longiligne et sa démarche chaloupée semblent tout droit sorties des lignes du livre originel. Michael Sheen, quant à lui s’est fait décoloré les cheveux et a pris le léger embonpoint qui sied à la douceur, la candeur et au coté dandy de Aziraphale. Leur duo fonctionne parfaitement et leur inefficacité quasi chronique font qu’ils traversent toute l’histoire en étant à la fois les acteurs et les spectateurs impuissants de la fin du monde.

Ces « Ineffables Husbands » comme les appelle internet (« Le couple ineffable » en français), vont devoir tout tenter pour empêcher l’apocalypse qui doit arriver dans 5 à 6 jours et pour cela braver les ordres directs de leurs camps respectifs.

Bien entendu, l’histoire regroupe bien d’autres personnages tous aussi loufoques que ces deux anges plus ou moins déchus, et je vous laisse le plaisir de tous les découvrir aussi bien en livre que dans votre canapé avec un bon bol de pop-corn.

La série ne contient que 6 épisodes et peut se dévorer en une (le « Binge Watching » n’est pas conseillé, mais soyons honnêtes nous l’avons tous déjà fait) ou 3 soirées sans aucune modération. Le livre lui contient 500 pages, et je ne saurais que trop vous conseiller de le lire en anglais si vous le pouvez.

Je finirai cet article sur l’argument massue pour vous donner envie de regarder cette série : la bande originale est principalement composée de morceaux de Queen, car la Bentley noire de Crowley a une fâcheuse tendance à transformer toutes les cassettes ou CD insérés dans son poste en « Best Of de Queen ». Vous pourrez donc profiter du fameux « Somebody to Love » de Beethoven ou même de « Another one bites the dust » de Tchaïkovsky  … donc…

Have a nice Doom’s day!  (Passez une joyeuse fin du monde)

 
 
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