Culture Pop.

15
Févr.
2019

Séance ciné : Nicky Larson et le parfum de Cupidon

Publié par sky

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon : L'affiche du filmLorsque le film avait été annoncé, j'étais resté plutôt sceptique ! Comment peut on imaginer et oser sortir sur un monument tel que Nicky Larson ? L'animé avait été un énorme succès, notamment en France, et les années passant, la mémoire des fans ont mis le héros de Tsukasa Hojo sur un véritable pied d'estale. En apprenant que le film allait être français, on passait de la catastrophe au cataclysme ! C'est donc avec beaucoup d'aprioris que je suis allé voir le film.

Mais c'était sans compter sur le talent de Philippe Lacheau, et de sa bande ! Dès les 5 premières minutes, et un habile effet de montage, on rentre parfaitement dans le film, dans les personnages et l'on retrouve avec plaisir un héros que l'on avait quitter il y a plus de 20 ans. Le film commence directement avec une belle scène d'action dans laquelle on retrouve Nicky au prise avec son ami mais néanmoins rival dans le métier, Mammouth. Mêlant action et humour, la scène pose les bases du film, et explose directement tous nos préjugés à coup de 357 Magnum. C'est bien Nicky Larson, le seul, l'unique, le vrai que l'on a en face de nous.

La scène se terminant, on peut reprendre l'histoire depuis le début, bien campé dans son fauteuil de ciné, et prêt à passer un bon moment de nostalgie. On y découvre un donneur d'ordre, interprété par Didier Bourdon, un autre "héros" des années 90, qui souhaite être protégé par Nicky car il a en sa possession, une arme redoutable, le Parfum de Cupidon. C'est une histoire originale qu'à choisi de nous raconter l'équipe, mais qui colle parfaitement au style de Nicky Larson. Ce n'est pas plus mal, les histoires racontées dans les épisodes du Club Dorothée n'étaient pas assez consistantes pour en faire un film, et le mélange d'histoires n'a jamais été très positif.

Et si vous n'êtes pas un connaisseur de Nicky Larson, ne vous en faites pas, le film réussi en 1h30 à reprendre les bases et expliquer les grandes lignes de la relation qui unit Nicky et Laura tout en racontant une histoire riche en rebondissements. Vous passerez, cependant, à côté de nombreux détails qui donnent tout le cachet au film.

Afin de combler les nostalgiques des DA des années 80, le film joue la carte de la fidélité, un fidélité impressionnante, parfois troublante. Ils ont été jusqu'à reproduire le bâtiment ou habitent Nicky et Laura, en 3D, mais aussi l'appartement ou du moins, son ambiance si particulière, ou encore, la jolie petite mini rouge qui fait, elle aussi, parti du casting. Evidemment, le tableau noir indiquant l'XYZ destiné à récupérer de nouveaux contrats est aussi présent. Plus fort, il réussi à y intégrer les détails les plus loufoques tel que le fameux marteau 100t de Laura, ou encore le corbeau. Ces deux symboles mythiques de la série, qui pourraient très mal passer en film, sont parfaitement intégrés et ne manqueront pas de faire sourire les fans. Il ne manque que les "boulettes" des méchants avec leurs accents surjoués par les doubleurs de l'époque. Autant, cela restait regardable quand on avait 10/12 ans, autant aujourd'hui cela ne passerait plus.

Le film pousse le vice à intégrer, de manière subtile, de nombreuses références aux autres dessins animés ou séries du Club Do', un bel hommage de fan.

Evidemment les personnages les plus charismatiques sont bien présents, avec une Laura, jouée par Elodie Fontan, magnifique en rousse explosive, plus vraie que la vraie. Mammouth est joué par Kamel Guenfoud, très crédible en colosse militaire. Finalement, c'est peut être Philippe Lacheau qui s'en sort le moins bien dans le rôle titre. Ne vous méprenez pas, il est très bon dans le rôle, dont il reprend les postures et le look à la perfection. Cependant, j'ai trouvé qu'il lui manquait un chouïa de carrure, malgré la musculature visiblement prise pour le film. Mais ce n'est que pour pinailler, tellement le reste du film est conforme et respectueux de l'original.

Afin de retrouver la bande au complet, Tarek Boudali et Julien Arruti font aussi parti du casting. Mais ils n'y jouent pas des personnages emblématiques. Ils font cependant partie intégrante du film et de l'histoire, on les retrouve, comme d'habitude, dans les situations les plus cocasses ! De nombreuses guest stars viennent compléter un tableau déjà bien appréciable, on retrouve ainsi Didier Bourdon déjà cité, mais aussi Gérard Jugnot, Audrey Lamy, Chantal Ladesou, Jarry, et Pamela Anderson.

Si vous aviez apprécié les films de la fine équipe, vous ne serez pas non plus dépaysés. Comme Chabat avec son Astérix et Cléopâtre il y a quelques années, Lacheau réussi l'exploit de mélanger l'humour de l'oeuvre originale et ses propres déconnades tout en restant crédible. Le film est légèrement moins drôle que Babysitting 1 et 2 ou encore Alibi.com, et encore, seulement en quantité. La qualité, elle, est toujours présente avec un humour border-line, sans jamais aller jusqu'au trash. Cette baisse de quantité s'explique par le fait que le comique alterne avec des scènes d'actions et de fusillades, sans lesquelles Nicky Larson ne serait pas Nicky Larson ! Ces passages sont d'ailleurs assez bluffants, car le rire y est tout de même présent, mais surtout, elles sont suffisamment musclées et rythmées, avec une utilisation millimétrée des ralentis, pour être crédibles, ce qui est rare pour un film français.

Et si cela ne suffisait pas, la bande son est tout simplement magique. Elle reprend habilement les génériques de la série, ainsi que les petites musiques lorsque l'humour laisse place à une scène d'action. C'est électrisant ! Seul soucis, c'est que l'on arrive plus à se sortir les musiques de la tête .... Et comme je suis une personne généreuse, je vous fais profiter.

Nicky Larson, Nicky larson
Une ombre file dans la nuit
C'est un assassin qui s'enfuit
Et comme un démon il sourit
Son crime restera impuni
Une voiture qui surgit
Un coup de frein, des pneus qui crient
Un coup de feu qui retentit
La justice s'appelle Nicky
dans la chaleur, de la nuit
le mal est toujours puni
Aucun danger ne l'impressionne
Les coups durs il les affectionne
Et la justice le passionne
Nicky Larson ne craint personne
Lorsque les coups de feu résonnent
Comme un éclair il tourbillone
Surtout si la fille est mignonne
Nicky Larson ne craint personne
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